Eliane Minot Conseil

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Lexique
Le vocabulaire employé par votre conseil en management doit demeurer clair et accessible.
Cependant, son métier comprend de nombreux termes spécifiques qu'il est utile de connaître.
:: GESTION
Contrôle de gestion,
Tableaux de bord,
Prévention et traitement des difficultés de l'entreprise,
Mesure de la performance,
.../...
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:: FINANCE
Audit financier,
Relation banque,
Montages financiers,
Plan de financement,
Financement export & innovation
.../...
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:: TRANSMISSION & REPRISE

Rapprochement d'entreprises,
Recherche de partenariat,
Assistance à la transmission,
Encadrement de la transaction,
.../...
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● Approche ABC (activity based costing ou comptabilité d’activité)
L’approche ABC est une technique de comptabilité analytique qui permet de déterminer le niveau des charges indirectes à affecter  à un produit ou à un service.
 
● Abus de biens sociaux
Détournement des biens de la société par un dirigeant. L’abus de biens sociaux est un délit qui relève de la loi du 24 juillet 1966 sur les sociétés commerciales. S'en rendent coupables les dirigeants qui, de mauvaise foi, ont fait des biens ou du crédit de la société un usage qu'ils savent contraire à l'intérêt de celle-ci, cela à des fins personnelles ou pour favoriser une autre société ou entreprise dans laquelle ils sont intéressés directement ou indirectement (art. 425 et  437).
 
● Abus de droit
Manœuvre juridique illégale pour se soustraire à l’impôt. L’abus de droit est une notion fiscale. Il sanctionne l'utilisation de montages juridiques pour éviter le paiement, en totalité ou en partie, de l'impôt. Cette procédure est mise en œuvre par l'administration fiscale et s'applique à l'impôt sur les bénéfices, à la TVA, aux droits d'enregistrement et à l'impôt de solidarité sur la fortune (art. L. 64 du Livre des procédures fiscales).  En revanche, la taxe professionnelle n'est pas concernée.
 
● Alliance
L’alliance (appelée aussi coopération ou partenariat) est une association entre plusieurs entreprises qui mettent en commun des ressources des compétences et des moyens afin de développer une activité spécifique ou de dégager des synergies.
 
● Analyse de la valeur
Optimisation de la conception et de la fabrication des produits. Cette méthode consiste à décrire un produit ou service par ses fonctions principales et à rechercher les solutions techniques ou organisationnelles appropriées pour abaisser son coût de production.
 
● Assessment center
Evaluation d’un candidat par une mise en situation. La technique de l'assessment center vise à évaluer la capacité d'un salarié à occuper une fonction en le confrontant, par une simulation, aux situations critiques les plus représentatives de la réalité quotidienne du poste concerné.
 
● Avantage concurrentiel
Facteur déterminant de succès face à ses concurrents.
 
● Base de données
Fichier informatique comprenant un ensemble d’informations classées. Une base de données (BDD) est un fichier informatique qui concentre un ensemble d'informations regroupées et structurées de façon à être consultées et mises à jour par plusieurs utilisateurs.
 
● Benchmarking
Analyse de la concurrence consistant  à comparer son entreprise à une ou plusieurs autres identifiées comme faisant référence dans un domaine spécifique.
 
● Brainstorming
Technique de créativité utilisant le travail en groupe et la libre association d’idées. Il s'agit, à partir d'une question ouverte, de faire réagir librement un groupe de dix à douze personnes en leur demandant d'exprimer oralement toutes les réflexions qui leur viennent spontanément à l'esprit. 
 
● Capital-risque
Mode d’investissement destiné à financer la création ou le développement d’entreprises. Le capital-risque (de l'américain «venture capital») est une technique de financement utilisée pour lancer, acquérir ou développer une entreprise. En contrepartie des fonds qu'il apporte, l'investisseur - le capital-risqueur - reçoit une part du capital social de l'entreprise.
 
● Cash-flow
Capacité d’autofinancement. Le cash-flow est essentiellement utilisé comme outil d’évaluation des entreprises par les investisseurs.
 
● Centre de profit
Entité de gestion autonome  qui fonctionne dans le cadre d'une procédure de planification et de budgétisation. Le responsable du centre de profit doit réaliser un certain chiffre d'affaires et dégager un certain résultat. Une très large responsabilité lui est déléguée en matière d'engagement de dépenses, de politique commerciale et industrielle, voire en matière d'investissement. La mise en place de centres de profit nécessite une comptabilité analytique pointue, permettant d'affecter les coûts et les recettes à chacun d'eux et, donc, de mesurer leur performance.
 
● Chaîne de valeur
Succession des activités créatrices de valeur dans l’entreprise. Créer une chaîne de valeur permet à l'entreprise de disposer d'un outil de structuration et d'analyse de ses activités.  Elle identifie les sources de différenciation et détermine quel avantage concurrentiel peut être mis en œuvre.
 
● Conduite du changement
Ensemble des processus permettant de mener à bien les changements stratégiques. Mener à bien un changement stratégique exige du temps et le respect d'un certain nombre de principes.
 
● Coaching
Démarche d’accompagnement d’un collaborateur ou d’une équipe. Le coaching, terme anglo-saxon qui traduit la notion d'accompagnement, vient du domaine sportif. Dans les entreprises, le coaching a pour mission d'améliorer les compétences de ses collaborateurs en adoptant vis-à-vis d'eux une attitude de conseiller (celui qui pose des questions ouvrant sur de nouvelles solutions) et non de directeur (celui qui dit comment faire). 
 
● Cobranding
Association de deux marques pour la création d’un nouveau produit. « Le cobranding associe, dès le stade de la production, deux fabricants de force comparable, possédant deux marques de même impact, les deux partenaires en retirant un bénéfice équitable»,  Bernard Dubois, professeur à HEC.
 
● Cogestion
Gestion paritaire des entreprises par les détenteurs de capital et les salariés. La cogestion est un modèle de management qui prône la participation paritaire des salariés et des détenteurs du capital à la prise des décisions et à leur mise en œuvre dans l’entreprise.
 
● Compétences clés
Développement d’un savoir-faire spécifique à une entreprise. Savoir-faire ou une technologie spécifique à une entreprise, qui lui procure un avantage concurrentiel durable dans un secteur économique donné. 
 
● Courbe d’expérience
Mesure de l’effet d’expérience sur les coûts. La courbe d'expérience exprime le résultat de l'effet d'expérience sur les coûts. Elle s'énonce ainsi : les coûts ajoutés baissent d'environ 20 à 30% en valeur réelle à chaque fois que la production cumulée (ou expérience) double. La courbe d'expérience est la représentation graphique de ce concept.
 
● Coûts cibles
Optimisation des coûts des composants d’un produit. La technique des coûts cibles (target costing, en anglais) consiste à définir un objectif de prix de revient pour un produit à lancer sur un marché déterminé. Il s'agit de fixer le coût des différentes fonctions du produit et de ses composants à partir de leur contribution à la valeur totale du produit. 
 
● Culture d’entreprise
Ensemble de références et de pratiques spécifiques à une entreprise. La culture d'entreprise est un ensemble de références construites tout au long de l'histoire de l'entreprise et partagées par ses membres.
 
● Data mining
Extraction d'informations à partir de bases de données. Les logiciels de data mining permettent de transformer la masse de données dont regorge l’entreprise en informations à valeur ajoutée. Mieux : les applications data mining peuvent extraire les informations «cachées» des bases de données. Le terme lui-même vient d'une analogie avec la mine : dans la masse de données dont disposent les entreprises, le data mining va trouver le «bon filon» et extraire des «mines» d'informations qui n'avaient pas été mises au jour jusqu'à présent.
 
● Defeasance
Allégement de bilan.  La technique de « déconsolidation » consiste à se débarrasser de créances douteuses accumulées en faisant porter le risque sur une structure externe non consolidée («trust») dans le bilan. 
 
● Définition de fonction
Outil de description des missions et responsabilités liées à un à un poste. Outils qui permettent de décrire les missions et les attributions d'une personne. Il s'agit souvent d'un document écrit qui fait également ressortir les délégations de responsabilité. Il doit être conçu pour permettre de savoir «qui fait quoi» dans l'entreprise, et préciser le et les responsabilités de chacun. 
 
● Délégation de pouvoir
Transfert d’autorité vers un collaborateur. La délégation de pouvoir est un transfert d'autorité conférant au délégataire une partie des pouvoirs de son supérieur hiérarchique. Elle permet aux entreprises d'adopter un mode de fonctionnement cohérent avec la décentralisation de l'organisation. Elle permet aussi au chef d’entreprise de se décharger de sa responsabilité juridique en constituant un élément de preuve du transfert de cette dernière à une autre personne.
 
● Diversification
Développement vers de nouveaux secteurs d’activité. La diversification consiste pour l'entreprise à se développer vers de nouveaux secteurs d'activité, qui  n'appartiennent pas au domaine économique dans lequel s'insère son action d'origine. Il n'y a donc pas de diversification au sens propre du terme lorsqu'une société étend ses activités, en amont ou en aval, pour devenir son propre fournisseur ou son propre client.  Les opérations de diversification peuvent s'effectuer par croissance externe ou interne. 
 
● ECR
Optimisation logistique. L’ECR (efficient consumer response : réponse optimale au consommateur) est une stratégie visant à supprimer les coûts inutiles tout au long de la chaîne logistique, du producteur jusqu'au client. Un coût est jugé inutile lorsqu'il n'apporte aucune valeur ajoutée au consommateur.
 
● E-Business
Commerce électronique via Internet.  Se servir d'Internet comme d'un canal de distribution pour les produits et services d'une entreprise.  
 
● Empowerment
Méthode visant à accroître l'autonomie des salariés dans leur domaine d’activité. Dans l'entreprise, le concept d'empowerment consiste à impliquer les individus en leur donnant des responsabilités et la possibilité de prendre des initiatives.  Dotés des pouvoirs et des compétences nécessaires, ils sont décisionnaires dans leur domaine d'activité et assument les conséquences de leurs choix et pratiques.
 
● Entreprise apprenante
Entreprise organisée comme un système en apprentissage permanent. Sans nier l'utilité des formations classiques, le concept d'entreprise apprenante affirme que  le travail doit offrir par lui-même la possibilité d'un apprentissage permanent. Le travail opérationnel doit se mêler et s'intégrer à l'apprentissage. Une entreprise sera donc apprenante quand toute son organisation tendra à proposer à ses membres des opportunités d'expérimentation et une palette d'activités correspondant à la diversité de leurs aptitudes.
 
● Entreprise virtuelle
Société utilisant au maximum la sous-traitance. Une entreprise virtuelle utilise toutes les innovations récentes en matière de traitement de l'information, d'organisation et de capacité de production. Elle s'est recentrée sur ses métiers stratégiques et sous-traite le reste, elle a considérablement réduit les niveaux hiérarchiques, allégé son siège social, doté ses collaborateurs de «bureaux mobiles», leur permettant de travailler au bureau comme à leur domicile ou chez le client. Elle fonctionne en unités décentralisées et autonomes, proches des marchés locaux ; elle favorise les structures transversales, type «groupe de projet» ; enfin, elle travaille en réseau avec ses fournisseurs comme avec ses clients et échange en permanence avec eux des informations via les réseaux numériques. L’entreprise virtuelle commercialise des produits et services disponibles à là demande, autrement dit qui peuvent être réalisés et adaptés instantanément au besoin du consommateur.
 
● EVA
Méthode de mesure de performance d’une entreprise. L’Economic Value Added (EVA) est une méthode de calcul permettant de mesurer la performance économique de l'entreprise après rémunération de tous les capitaux utilisés. Elle indique ainsi clairement au manager qu'un projet d'investissement ou de croissance externe ne doit être engagé que s'il dégage une rentabilité supérieure au coût des ressources mobilisées, c’est-à-dire au coût du capital. Si, dans une entreprise donnée, l'EVA se révèle négative, cela signifie que son dirigeant est en train de détruire le capital de l'entreprise ou de lui faire perdre des opportunités de placements plus rémunérateurs. A contrario, une EVA positive signale au dirigeant qu'il dégage une rentabilité supérieure à la juste rémunération des actionnaires, c'est-à-dire qu’il crée de là richesse.
 
● Externalisation
Sous-traitance de tout ou partie d’une fonction de l’entreprise. L’externalisation (« outsourcing », en anglais) consiste à confier tout ou partie d’une fonction de l'entreprise à une société spécialisée dans un souci de réduction des coûts et des charges.
 
● Fusion
Réunion d'entreprises au sein d'une même société. Les regroupements d'entreprises naissent d’une nécessaire adaptation de l’entreprise (Développement des nouvelles technologies, réduction de la durée de vie des produits, mondialisation des marchés) et prennent diverses formes (Prises de participation, prises de contrôle, alliances stratégiques, acquisitions ou fusions). La forme de fusion la plus courante est la fusion-absorption, qui réunit deux sociétés en une seule à travers l'absorption d'une société par une autre qui, seule, subsiste.  Deux autres types de fusions sont possibles : la fusion- génération  (une société nouvelle est créée et reçoit en apport le patrimoine des sociétés qui fusionnent et disparaissent)  et l'absorption d'une filiale captive, c'est-à-dire déjà détenue à 100%.
 
● Gestion de projet
Mise en œuvre d'un projet par une équipe pluridisciplinaire. La gestion par projet se développe sur tous les fronts. Deux paramètres font l'originalité de cette approche. D'une part, le projet est mis en œuvre par une équipe pluridisciplinaire où les différents métiers et fonctions de l'entreprise sont représentés et travaillent simultanément sur le même dossier. Ensuite, un chef de projet, qui dépend directement de la direction générale ou d'une direction de projet, est responsable de l'opération de A à Z. Simple dans son principe, la gestion par projet bouleverse l'organisation traditionnelle de l'entreprise en grandes directions. Mais elle n'a pas vocation à se substituer au système classique de management qu’elle complète en créant, pour un besoin précis, une organisation parallèle et temporaire.
 
● Gouvernement d’entreprise
Mode de répartition des pouvoirs à la tête des entreprises. Le gouvernement d'entreprise («corporate governance», en anglais) est un ensemble de principes qui préconise une meilleure répartition des pouvoirs entre les dirigeants des entreprises et le conseil d'administration. L’idée principale est que ce dernier doit exercer un contrôle sur la gestion de l'entreprise et ne plus se contenter d'être, comme c'est fréquemment le cas, une simple chambre d'enregistrement composée de relations personnelles et d'amis bienveillants du Pdg.
 
● Groupware
Technologie informatique facilitant le travail en groupe. Le groupware est le nom générique utilisé pour désigner différents types d'outils informatiques facilitant le travail en groupe. Le groupware se présente en fait comme une suite logique de la messagerie électronique, offrant davantage de fonctionnalités aux utilisateurs. Il s'agit de permettre à des individus ou à des équipes de travailler en commun sur des données et des documents afin de mener à bien un projet.
 
● Joint-venture
Alliance d’entreprises sous la forme d’une filiale commune. Il s'agit d'un accord entre plusieurs partenaires qui mettent en commun des ressources (capital, actifs, savoir-faire, réseau de distribution, relations ...) pour explorer un marché. La création d'une filiale commune permet de donner à cet accord une forme sociale. La structure du capital peut être paritaire (détenue à 50/50) ou hiérarchisée.  
 
● Juste-à-temps
Méthode d’organisation de la production visant à réduire les stocks. Produire la quantité exacte de produits demandés et la livrer au moment voulu : c'est l'objectif poursuivi par la méthode du juste-à-temps. Elle vise ainsi à réduire au minimum le volume des stocks intermédiaires et le coût du capital immobilisé, en adaptant leur niveau au plus juste en fonction du rythme de production de l'usine. Le principe : chaque étape du processus de fabrication est approvisionnée en pièces au moment précis où elle en a besoin, «juste à temps» pour assembler ce qui doit être réalisé, livré et vendu.
 
● Kaisen
Politique d’amélioration permanente. Littéralement, le terme kaizen signifie «aller vers le mieux». Il est donc lié à l'idée de progrès continu, notion familière dans la culture managériale nippone, contrairement à la conception occidentale, qui voit davantage le progrès comme une série de sauts technologiques, de ruptures avec ce qui existe. Concrètement, le kaizen consiste à observer le terrain et à s’attacher à des micros problèmes en réfléchissant à toutes les pistes d'amélioration possibles.
 
● LBO
Reprise d’une société avec effet de levier. LBO (Leverage Buy Out) est une opération financière qui permet à des investisseurs de racheter une entreprise avec peu de capital et beaucoup d'emprunt (le remboursement est assuré par la capacité bénéficiaire de la société). Sa forme la plus fréquente est la reprise d'une société par le personnel, des cadres le plus souvent. Il est alors appelé LMBO (Leverage Management Buy Out). Le principe d'un LBO est assez simple. Les repreneurs créent une holding, dite société de reprise, qui, après s'être endettée, acquiert le contrôle de la société cible. Pour cela, elle est dotée d'un capital égal au solde du prix à payer. La charge de l'emprunt contracté par la holding sera assurée par les dividendes versés par la société cible.
 
● Lean-production
Système de production visant à faire le mieux avec le moins. Le concept de lean-production est inséparable de la notion de juste-à-temps. «Produire maigre», c'est éliminer tous les gaspillages dans les processus de fabrication, la gestion des stocks, les procédures de contrôle, les tâches administratives...et supprimer les activités qui ne génèrent pas de valeur ajoutée. «Lean» renvoie donc à une utilisation minutieuse et économe des ressources. Objectif : une productivité et un niveau de qualité accrus.
               
● MBO-MBI
Rachat d’entreprise par le management. Le MBO (management buy-out) désigne le rachat d'une entreprise par le management en place et le MBI (management buy-in), le rachat par des cadres dirigeants venus de l'extérieur. Ces deux formules ont en commun l'effet de levier financier qui permet aux managers de prendre des parts de l'entreprise avec peu de capitaux et beaucoup d'emprunts - le remboursement de la dette étant théoriquement assuré par la capacité bénéficiaire de la société cible.
 
● Option de change
 Instrument financier de gestion du risque sur les devises. Une option de change est un contrat donnant a son acquéreur le droit d'acheter ou de vendre un montant déterminé de devises, jusqu'à une échéance convenue et selon un cours fixé à l'avance. Cette option peut être exercée ou non. C'est donc un instrument financier qui assure une couverture plus dynamique contre les variations monétaires que le change à terme classique.
 
● PER
Critère d’évaluation du prix d’un titre en bourse. Le PER (Price Earning Ratio), dont l'appellation officielle en français est le coefficient de capitalisation des résultats ou CCR, est le rapport entre le cours de l'action d'une société cotée et le bénéfice net par action de cette même société. Exemple : une société cotée 600 francs affiche un bénéfice par action de 30 francs. Son PER est donc égal à 20, on dira dans ce cas que le titre se «paie» 20 fois les bénéfices.
 
● Planification stratégique
Processus formalisé d’élaboration de la stratégie. La planification stratégique est un concept managérial part du principe qu'une stratégie d'entreprise se bâtit à l'image d'un processus de planification, autrement dit que la vision du futur de l'entreprise pouvait découler de l'analyse de données.
 
● Positionnement
Personnalité distincte d’un produit ou d’une marque. Le concept de positionnement définit la personnalité distinctive d'un produit, l'ensemble des traits saillants qui permettent au public de le situer, de le distinguer des autres. En ce sens, il résulte à la fois d'un constat et d'un choix marketing : d'une part, il traduit la manière dont le consommateur perçoit un produit ou une marque ; d'autre part, il exprime comment l'entreprise souhaite que son produit soit perçu par les acheteurs potentiels.
 
● Promotion
Technique destinée à augmenter temporairement les ventes d’un produit. La promotion des ventes désigne un ensemble de techniques destinées à provoquer une augmentation rapide mais provisoire des ventes, en associant au produit un avantage pour le consommateur ou le distributeur. En langage marketing, la promotion est une technique dite «push», qui pousse le produit vers l'acheteur, contrairement à la publicité, technique dite «pull», qui tire le consommateur vers le produit. Une opération de promotion est donc conçue pour produire des effets rapides, voire immédiats, mais limités dans le temps, alors que la publicité se charge de construire une image, une identité, sur les moyen et long termes.
 
● Qualité totale
Méthode de recherche du zéro défaut impliquant tous les salariés. L'approche par la qualité totale consiste à perfectionner l'ensemble des processus en vigueur dans l'entreprise, afin d'améliorer les standards de performance des produits ou services, de réduire les délais et les coûts et, par conséquent, de satisfaire des clients et d'augmenter les profits de l'entreprise.
 
● Reengineering
Reconfiguration de l’entreprise autour de ses processus opérationnels. Le reengineering à pour objet de réaliser - à court terme -  des gains considérables de productivité et de compétitivité. Son principe est fondé sur la notion de rupture : pour obtenir des progrès spectaculaires, il ne suffit pas de «raccommoder» son organisation, il faut carrément la reconstruire en oubliant, d’une part, les frontières classiques de fonctions et de services ; d'autre part, en adaptant les processus opérationnels transversaux - c'est-à-dire les enchaînements d'activité - aux besoins du client.
 
● Responsabilité pénale
Responsabilité personnelle pouvant entraîner une condamnation pénale. Certaines fautes commises par les dirigeants relèvent du droit pénal, c'est-à-dire qu'elles sont assorties des sanctions les plus graves : une amende, la privation du droit de gérer, voire la prison. L’incrimination de ces fautes vise à protéger soit l'entreprise en tant que personne morale, soit des tiers (salariés, actionnaires, consommateurs).
 
● Retour sur investissement
Valeur économique créée par un investissement. Pour satisfaire ses actionnaires et assurer ainsi sa pérennité, l'entreprise doit vérifier que la rentabilité de ses investissements répond à leurs attentes. Face à tout programme de développement, une direction générale se pose la question suivante : ce projet va-t-il augmenter la valeur de l'entreprise pour les actionnaires ? Un investissement n'est en effet souhaitable que s'il permet de créer une valeur au moins égale, et si possible supérieure, à la valeur des ressources, c'est-à-dire des actifs, que nécessite sa réalisation. C'est le rapport entre ces deux valeurs que l'on appelle communément le retour sur investissement ou ROI (Return on Investment). En termes financiers, le retour sur investissement est le flux net de trésorerie actualisé dégagé après un certain temps par un investissement.  

● Risk management
Analyse, gestion et prévention des risques au sein de l’entreprise. Le principe de risk management est simple : il consiste à identifier, anticiper, analyser et valoriser les risques qui guettent le fonctionnement normal de l'entreprise afin d'en minimiser le coût. A l'attitude passive qui revient à se décharger de ses risques auprès d'une compagnie d'assurances, moyennant le paiement d'une prime, le risk management substitue une attitude plus active qui identifie et évalue les risques, intègre la prévention et, seulement en dernier ressort, permet d'acheter sur le marché de l'assurance ce qu'on ne peut trouver dans l'entreprise, en veillant à optimiser le ratio qualité/coût des assurances.
 
● Scoring
Méthode statistique affectant une note à un client. Dans l’entreprise, la technique permet d’estimer le potentiel d'un client, sa propension à répondre au mailing ou à acheter. Ce sont les organismes financiers qui ont le plus perfectionne la technique, grâce à la richesse des informations dont ils disposent sur leurs clients. La note découle de l'analyse préalable d'individus similaires.
 
●Segmentation
Découpage d’un marché en sous-groupes homogènes. Méthode qui consiste à scinder le marché en un certain nombre de sous-ensembles - ou segments - aussi homogènes que possible. Ainsi, l'entreprise pourra adapter sa politique marketing à chacun de ces segments, ou à certains d'entre eux. En fait la segmentation représente une voie médiane entre un marketing de masse, qui ignore les différences entre les individus, et un marketing individualisé, qui tente de tenir compte des particularités de chaque consommateur.
 
● Stock-options
Options de souscription ou d’achat d’actions attribuées aux salariés. Les stock-options sont des options de souscription ou d'achat d'actions proposées par une entreprise à ses salariés, à un prix situé en deçà de celui du marché. En levant l'option, le salarié acquiert une action de l'entreprise, à un prix fixé le jour où l'option lui est octroyée. Il ne lève son option que si le cours de l'action en Bourse lui est favorable, empochant ainsi des plus-values. Aucun délai minimal n'est imposé entre la levée de  l’option et la revente des actions, si bien que le salarié peut effectuer cette opération dans la même journée, sans avoir besoin d'avancer les fonds.
 
● Team-building
Construction et management d’équipe. Savoir construire et faire fonctionner efficacement une équipe est l'une des clés du management. Le «team-building», que l'on peut traduire par l'art de la construction d'équipe ne connaît aucune recette miracle et ne se présente pas comme une méthode infaillible: il s'agit plutôt d'un ensemble de comportements managériaux censés faciliter une coopération fructueuse, porteuse d'énergie entre les membres de l'équipe.
 
● TPM
Rapprochement de la production et de la maintenance pour tendre vers le « zéro panne ». La TPM (Total Productive Maintenance) est un concept  selon lequel production et maintenance doivent être étroitement imbriquées. Il implique une révolution dans le monde de l'industrie où maintenance et fabrication sont longtemps restées des étapes séparées. Cette fracture a aujourd'hui vécu et de nombreuses entreprises réorganisent leur production en rapprochant les deux activités. Décloisonnement, décentralisation, polyvalence, tels sont les nouveaux mots d'ordre : les grands services d'entretien sont disloqués pour donner naissance à des cellules plus petites, tandis que des techniciens sont essaimés dans les ateliers et que les opérateurs se voient confier de nouvelles tâches d’entretien de premier niveau (réglages, contrôles simples, échanges d'éléments). 
 
● Valeur actionnariale
Estimation de la valeur boursière des activités d'une entreprise.  Les données de « croissance du chiffre d'affaires », « marge d'exploitation », « rentabilité des capitaux propres », « bénéfice par action » ne permettent pas d'évaluer si les actionnaires rentabiliseront les capitaux investis : en effet, une entreprise peut voir ses revenus augmenter et, dans le même temps, le prix de ses parts diminuer (à la suite à d’erreurs d'investissement, par exemple, qui affectent les résultats futurs de la société sans que ses marges actuelles le laissent transparaître. L’analyse de la valeur actionnariale (VA) vise justement à traduire la capacité d'une entreprise à créer de la valeur pour ses actionnaires. Cette valeur actionnariale est définie comme la somme des cash-flows (flux de trésorerie) que dégagera l'entreprise dans le futur, calculée à partir des données d'exploitation et actualisée par le coût du capital. Comme on le voit, le concept est simple, mais l'originalité de la méthode est de pouvoir être utilisée pour estimer les conséquences des choix stratégiques effectués à tous les niveaux de l'entreprise.
 
● Veille stratégique
Collecte, analyse et diffusion d’informations stratégiques. La veille stratégique consiste à organiser le recueil, la sélection et la diffusion d'informations propres à optimiser les décisions stratégiques de l'entreprise. Aucune entreprise, grande ou petite, ne peut actuellement se passer d'être en permanence à l'écoute des frémissements du marché dans son secteur d'activité. Observer le comportement des concurrents, surveiller les stratégies commerciales, être à l’affût des nouvelles tendances, des nouveaux produits ou procédés, trouver des partenaires financiers, nouer des alliances...les raisons de mettre en place un système de veille stratégique sont légion.  
 
● Yield management
Optimisation des ventes par la gestion des capacités. Le yield management est une qui permet d'anticiper et d'optimiser les ventes en introduisant la notion de gestion des capacités.  Pour atteindre cet objectif, elle met en œuvre trois grandes fonctions :  la prévision de la demande, la maximisation du profit et enfin le contrôle des ventes.

Samedi 04 Septembre 2010 - - © 2010 Eliane Minot & Administration identification Internet Database